Quand j’interviens dans une structure, j’arrive avec un programme.

Je prépare mes séances, mes exercices, ma feuille de route.

Et pourtant, je sais déjà une chose : rien ne se passera exactement comme prévu.

Et c’est très bien comme ça.

C’est ce que j’ai encore expérimenté lors d’une intervention auprès de jeunes à la Mission Locale du Douaisis.

L’objectif était notamment de travailler la confiance en soi, le retour au rythme et le goût du collectif, dans un programme court qui devait permettre à ces jeunes de retrouver une dynamique avant, potentiellement, d’intégrer un accompagnement plus large vers l’emploi.

Ils voulaient recommencer

Parmi les exercices proposés, il y avait celui des « balles de couleur ».

C’est un exercice que j’avais moi-même expérimenté lorsque je faisais du théâtre.

J’attribue une couleur à chacun. Les jeunes se déplacent dans la salle au son de musiques différentes. Et pendant ce temps, moi, je suis au milieu : je danse, je parle, je chante…

Le but ? Tester leur concentration malgré toutes les sollicitations.

La première fois, ils n’ont pas réussi à retenir toutes les couleurs.

Et puis quelque chose d’intéressant s’est passé.

Ils ont voulu recommencer.

Alors nous avons recommencé.

Ce n’était pas prévu dans mon programme.

Mais je n’ai pas réfléchi longtemps. J’ai senti qu’il fallait le faire.

Et cette fois, ils ont réussi.

Les sourires, les yeux qui pétillent, la fierté d’avoir réussi, ensemble, quelque chose qu’ils n’avaient pas réussi quelques minutes auparavant…

Pour moi, ce moment-là comptait bien plus que le fait de terminer ma feuille de route.

Préparer sans s’enfermer

Avec les groupes, j’ai appris qu’une feuille de route est utile… à condition de ne pas en devenir prisonnière.

Une parole, une attitude, une réaction peuvent nous emmener ailleurs.

Et j’aime ça.

J’aime observer et rebondir sur ce qui se passe réellement.

Parce qu’un groupe n’est jamais exactement celui qu’on imaginait avant d’entrer dans la salle.

Et parfois, quelqu’un ose

Lors de la deuxième séance avec l’un des groupes, je leur ai proposé, à partir d’un exercice autour des ressentis, de créer par deux une petite histoire : une story, un sketch, un rêve…

Et là encore, j’ai été surprise.

Un jeune plutôt timide, souvent en retrait et qui restait même dans la salle pendant les pauses, a pris le lead.

Il s’est révélé.

Il a vraiment brillé.

Le jeune que j’avais jusque-là identifié comme le plus extraverti s’est retrouvé beaucoup plus en retrait.

Cela m’a rappelé quelque chose d’essentiel : on ne sait jamais vraiment ce qui va émerger lorsque l’on change le cadre.

Ce que j’aime apporter aux structures

La Mission Locale m’avait sollicitée parce qu’elle cherchait quelque chose de dynamique, de ludique et qui puisse davantage accrocher les jeunes.

De mon côté, je ne viens pas avec une recette toute faite.

Je viens avec un cadre, des outils, des idées… et surtout avec la possibilité de m’adapter.

Je peux proposer des exercices de sophrologie, du mouvement, de la respiration, du yoga, des jeux, de la créativité.

Mais ce qui m’importe, c’est ce qui va se passer avec ce groupe-là, à ce moment-là.

Il peut y avoir de la joie, de la surprise, parfois même un peu de chamboulement.

Et oui, cela fait partie du processus.

Parce que pour moi, rien n’est figé.

Une personne peut se découvrir autrement.

Un groupe peut prendre une autre direction.

Et parfois, un simple jeu peut permettre à quelqu’un d’oser.

C’est aussi cela que j’aime dans les interventions en structure : partager un bon moment ensemble, tout en ouvrant un espace où chacun peut expérimenter quelque chose de différent.


FAQ – Vos questions

Est-ce que vos interventions sont préparées à l’avance ?

Oui. Je construis toujours un cadre et une feuille de route. Mais je garde la possibilité de modifier la séance en fonction du groupe et de ce qui se passe réellement.

Pour quels publics intervenez-vous ?

J’interviens auprès de structures qui souhaitent proposer des expériences autour du bien-être, de la confiance, du collectif, du mouvement, de la respiration ou de la créativité. Le contenu est construit en fonction du public et des objectifs de la structure.

Peut-on construire une intervention sur mesure ?

Oui. Je privilégie justement les projets construits avec la structure, afin que les propositions correspondent réellement au public accueilli et aux besoins du moment.


Un projet pour votre structure ?

Vous cherchez une intervention différente pour vos équipes, vos bénéficiaires ou votre public ?

Je peux imaginer avec vous un projet sur mesure, en présentiel, autour du bien-être, de la nature et du lien social.

J’interviens à Douai, Cambrai, Valenciennes et leurs environs.

À propos de Séverine Vincent

Je suis Séverine Vincent, fondatrice de Sophronisons.

J’aime créer des expériences où l’on peut expérimenter, bouger, respirer, créer, rire parfois… et surtout ne pas être obligé de rentrer dans une case.

Parce que la personne passe avant la méthode.